Qu’est-ce qui, chaque matin, nous pousse à renaître,
À rouvrir les yeux, à vouloir encore paraître ?
Quels sont ces échos, ces murmures infinis,
Qui nous hissent vers le jour, encore et encore, sans répit ?
Il doit bien y avoir, quelque part en nous,
Une lueur qui éclaire le chemin, un fil doux.
Des raisons qui se glissent, tenaces et secrètes,
Des pulsions d’existence, des ombres de quêtes.
Nous sommes faits de ce besoin d'essence,
De trouver, d'explorer, de donner sens.
Impossible pour nous d'être simplement là,
Assis, sans mouvement, comme une statue de bois.
Rester immobile, figé dans le silence,
N'est pas la nature de notre essence.
Car le cœur humain est tissé d’inquiétudes,
Avide de combats, d'objectifs, d’altitudes.
Et chaque jour, le chaos qui gronde dehors,
Engendre en nous une flamme, un trésor.
Nos ennemis, nos bourreaux, nos frères perdus,
Forment un miroir de tout ce qui nous tue et nous émeut.
Les douleurs, les peurs, les obstacles dressés,
Sont autant de raisons pour avancer, persévérer.
Et quand tout devient noir, quand tout semble vain,
Il suffit d'un rêve, d'un idéal pour raviver l’humain.
Un monde sans lutte, sans victoire, sans mystère,
Serait-il une vie, ou un long désert ?
Nous qui vibrons au son des passions et des fêlures,
Sans drame, serions-nous autre chose qu’usure ?
Le chaos nous donne naissance et nous forge,
L'envie d'exister se trouve dans ce qui nous gorge
D'espoir, de rage, de questions inassouvies,
Ce moteur profond qui nous garde en vie.
Ainsi, entre l'ombre et la lumière, nous avançons,
Fragiles, humains, entre raison et passion.
Car l’existence est ce fil tendu sous nos pas,
Un souffle d'étoiles dans un ciel de trépas.
Qu’importe la fin, qu’importe la chute,
Le sens de nos vies réside dans la lutte.
Car c’est dans ce désordre, dans ce chaos sacré,
Que l’homme trouve l’élan d’être, de vibrer, d'aimer.
Thème : L'élan de vivre et la quête de sens face à l’adversité.