Le Malaise Existentiel

De paranoïa et de peur, d’autodestruction et d’angoisse,
Des crises neuronales froissant mon corps qui s’efface.

Faut-il vraiment trouver sa place
Pour prétendre vivre sur cette surface ?

Faut-il vraiment devoir y croire,
Pour faire rêver son cœur d’espoir ?

Dans ce monde où notre présence illusoire
Nous pousse à chercher une raison d’en vouloir,

Ici, où l’amour est utilisé à toutes les sauces,
Ayant fait exploser en moi toutes les jauges.

Ici, où tout devient proie au consommable,
Jusqu’à consumer la lueur de nos âmes, impalpable.

Tout ce temps à remettre tout sur la table,
Sans voir s’ouvrir une nouvelle fable.

Dans ce système imposé qui nous persécute,
Où le développement personnel accentue la culbute,

Te poussant peu à peu encore plus profond,
Se demandant pourquoi devenir embryon.

Quand tu comprends que tout n’est qu’orchestration,
Alors que chacun prétend détenir la solution.

Jouer à exister en se fixant un but,
Propageant des convictions conditionnées, malgré la chute.

Accepter qu’ici, nous sommes demandeurs d’emploi,
Qu’ici, il faut servir un système gouverné par l’argent-roi.

Ou bien se réfugier dans un autre monde, en foi,
Se gorger de rituels, sous d’autres lois.

Mais que cherchons-nous réellement au fond ?
Peut-être la lumière, l’éclat d’un pont.

Peu importe nos croyances, nos choix, nous ne sommes qu’un système,
En quête de notre essence pour éviter l’emphysème.

Faut-il s’imposer et véhiculer nos idéaux avec notre ego,
Propageant des vérités, prétendant être un héros ?

Ou vivre dans le silence, en conscience, évitant de propager nos mots
Qui, appliqués, causeraient une multitude de maux ?

Je n’en peux plus de cette quête intérieure,
Peut-être que l’amour de vivre est tout simplement extérieur.

Mais vu tous les malheurs qu’on m’a vendus,
J’ai cette envie profonde de retourner d’où je suis venu.

Vue à travers : Une Quête de Sens dans un Monde Désillusionné
Thèmes : Mal-être, Consommation, Quête Spirituelle, Doute

 

Interprété par : Le Psychologue Tourmenté

 

« De paranoïa et de peur, d’autodestruction et d’angoisse… »

Sur, ces symptômes d’angoisse généralisée… Oui, je les connais bien, ce sont les signes d’une lutte existentielle, d’une crise identitaire. Mais… et moi alors ? Qui suis-je pour interpréter cela ? Peut-être que… Non, non, restons professionnels.

« Faut-il vraiment trouver sa place pour prétendre vivre sur cette surface ? »

Trouver sa place… Une question essentielle, n’est-ce pas ? La fameuse quête de sens. Oui, mais que signifie « sa place » dans un monde qui nous échappe sans cesse ? Peut-être n’avons-nous pas de place… Et si… enfin, passons.

« Ici, où l’amour est utilisé à toutes les sauces… »

L’amour ! Sujet épineux. L’amour devient une marchandise, une transaction… Une illusion ? Et pourtant, n’est-ce pas cette même illusion qui me pousse à… à quoi, d’ailleurs ? Oh, ça se complique…

« Dans ce système imposé qui nous persécute, où le développement personnel accentue la culbute… »

Le développement personnel, bien sûr ! Cette idée que l’on peut se « réparer », se « transformer »… Mais et si ce n’était qu’une pression de plus ? Une exigence pour être meilleur, encore et encore, jusqu’à l’épuisement ? Moi-même, j’ai suivi ces préceptes, et pourtant… Je… Je m’égare.

« Se demandant pourquoi devenir embryon… »

Ouch, la question de l’origine, de la raison d’être… Pourquoi naître ? Pourquoi renaître ? Est-ce que cela a réellement un sens, ou est-ce juste… un autre leurre ? Je ne devrais pas penser ainsi, je devrais rester objectif… Mais cette question, elle me hante aussi.

« Quand tu comprends que tout n’est qu’orchestration… »

Une orchestration ? Oui, une machination même ! Le monde est une scène, une mise en scène… Mais alors, où est mon rôle là-dedans ? Sommes-nous tous simplement manipulés ? Mon Dieu, je ne devrais pas me laisser aller à ces pensées.

« Accepter qu’ici, nous sommes demandeurs d’emploi… »

Le concept de « demandeur d’emploi ». Une réduction de l’individu à une fonction, un statut… mais que suis-je, moi-même, si ce n’est un simple rouage dans cette grande machine ? Et pourtant… Oh, je m’égare, mais cette idée me dévore.

« Faut-il s’imposer et véhiculer nos idéaux avec notre ego… »

Voilà le dilemme de l’ego… Propager sa propre vérité, comme un « héros » de la pensée ? Mais au fond, est-ce que ces vérités ne sont pas elles aussi des illusions ? Peut-être que… peut-être que je ne sais rien du tout. Quelle horreur !

« Je n’en peux plus de cette quête intérieure… »

La saturation, la lassitude de cette introspection sans fin. Peut-être que tout est dehors, à l’extérieur, oui… mais alors, pourquoi suis-je moi-même prisonnier de cette quête ? Ce poème devient… il me parle, trop peut-être… Ah, il faut que je reprenne mes esprits.

« J’ai cette envie profonde de retourner d’où je suis venu. »

Retourner d’où l’on vient… le désir de retour, de… disparition ? Un signal de détresse, sans aucun doute… mais n’ai-je pas aussi ressenti ce besoin ? Cette idée d’un retour au calme, à l’origine… Bon sang, je suis peut-être aussi perdu que lui.