L’Illusion d’ Être et la Perte de Sens
Pris au piège d’une prison dorée,
Ou le monde s’enivre de matérialité,
Ou amasser de l’or ou se perdre en nature
Devient l’unique voie de leur aventure
Mais moi, dans tout ça, ou suis-je, qui suis-je ?
Ce faire-semblant d’être, ce poids qui me trahi,
Ce sentiment profond de n’être rien qu’un reflet,
Une ombre qui erre, sans but, sans effet .
Projections d’un moi que l’on force à créer,
Convictions d’importance, bonheur simulé,
N’est-ce pas la renforcer cette illusion,
Ce mensonge qui m’habite, qui consume ma raison ?
Ils disent c’est moi qui ai demandé cette vie,
Pour m’apprendre , pour me libérer d’un déni,
Mais n’est-ce pas là une autre échappatoire,
Un voile de plus pour occulter le noir ?
Et cette flamme jumelle, rêve ou mirage,
Cauchemar d’un cœur voué à l’infini visage,
Illusion si douce, si cruelle, si vaine,
Qui me laisse face au vide, face à ma peine
Ma raison d’être , au fond, n’est que la leur,
Et mes mots, perdus , se noient dans ma profondeur .
Je parle, j’écris, mais tout s’évanouit,
Dans l’abime de moi-même, là où tout est enfui
Vue à travers : L’Illusion de Soi et la Perte de Sens
Thèmes : Désillusion, Identité, Quête de Vérité
Interprété par : Le Nihiliste Joyeux
« Pris au piège d’une prison dorée,
Où le monde s’enivre de matérialité… »
La prison dorée ! Si on devait vraiment en sortir, il faudrait en rire, non ? Ils amassent de l’or comme s’ils allaient tous finir rois et reines… Mais au final, on est tous égaux devant le grand néant, alors pourquoi s’inquiéter ?
« Mais moi, dans tout ça, où suis-je, qui suis-je ?
Ce faire-semblant d’être, ce poids qui me trahit… »
Où tu es ? Eh bien, tu es là, nulle part et partout, un petit souffle dans l’immensité… Ça fait sourire, non ? Toute cette importance qu’on se donne, pour finir comme une ombre sans but… C’est charmant, presque poétique.
« Projections d’un moi que l’on force à créer,
Convictions d’importance, bonheur simulé… »
Le bonheur simulé, une invention magnifique ! Tu n’as qu’à jouer le jeu, te dire que tout est vain… mais d’un vain délicieux, un rien qui scintille le temps d’un clin d’œil. Rien de grave, tout de léger !
« Ils disent : c’est moi qui ai demandé cette vie,
Pour m’apprendre, pour me libérer d’un déni… »
Donc, alors, c’est toi qui as choisi ? Allez, admettons que c’est vrai ! Une belle blague, non ? On se donne des rôles, des leçons, comme si quelqu’un prenait tout ça au sérieux. Le déni est bien plus amusant.
« Et cette flamme jumelle, rêve ou mirage,
Cauchemar d’un cœur voué à l’infini visage… »
Une flamme jumelle ! Mais enfin, ce n’est qu’un petit jeu des astres pour nous donner des frissons. Rêve ou mirage ? Qu’importe, tant que l’on s’amuse un peu. L’amour lui-même est un mirage délicieux.
« Ma raison d’être, au fond, n’est que la leur,
Et mes mots, perdus, se noient dans ma profondeur. »
Une raison d’être empruntée, voilà qui est cocasse ! Mais tant mieux : cela prouve qu’on n’a jamais vraiment de « raison ». On est ici pour rien, et ce rien est tellement libérateur. Les mots, au fond, disparaissent bien vite dans le néant, pas vrai ?
« Je parle, j’écris, mais tout s’évanouit,
Dans l’abîme de moi-même, là où tout est enfui. »
Eh oui, tout disparaît, c’est parfait ! Comme des grains de sable emportés par le vent… Voilà qui est beau ! L’abîme, c’est notre espace de liberté : là où rien n’a d’importance, où tout s’efface. Et si c’était là, notre petite victoire ? Un dernier sourire avant de se perdre !