Je parle de liberté,
De chemins sauvages, sans fin, sans retour,
Mais suis-je libre, ou bien enchaîné ?

Dans chaque mot, chaque regard posé,
Je cherche une trace d’amour,
Un reflet du monde qui pourrait m’aimer.

Je dis que je veux m’envoler,
Briser le moule, être l’audace,
Mais le poids des attentes m’empêche d’avancer.

Dans ce monde de cases, d’étiquettes, de lois,
Je rêve d’être vrai,
Mais la peur du rejet est plus forte que ma voix.

Je me dis différent,
Un esprit libre, de tous délivré,
Mais je m’accroche aux normes et me mens.

Je m’invente des marges,
Des traits nouveaux pour m’échapper,
Mais me retrouve dans la cage de mes propres mirages.

Peut-être qu’un jour je serai moi,
Sans masque, sans miroir, sans autre,
Mais aujourd’hui, je reste ici, prisonnier sans éclat.

Des chaînes invisibles,
Serpentent mes gestes, me lient sans bruit,
Elles glissent, mais retiennent mon esprit docile.

Alors, suis-je libre ?
Ou captif des regards qui se glissent,
D’un monde où la différence est un mot déséquilibre ?

Je rêve de me défaire,
De ces fils, ces poids, ces chaînes,
Mais un voile invisible me coupe l’air.

Et dans cette ronde,
Des choix que je n’ose pas faire,
Ma "liberté" n’est qu’un décor qui s’effondre.

Car chaque pas que je fais,
N’est qu’une réponse, un écho,
Des attentes, des visages, des lois que je tais.

Alors, suis-je libre ?
Ou bien à jamais, enchaîné,
Dans la prison des codes qu’on m’aura imposée ?