Je suis le roi, le centre, l’alpha de ce jeu,
Sur cette Terre que je modèle, que je plie à mes vœux.
Je suis couronné d’or, mes chimères exaltées,
Chaque conviction gravée dans l’acier, aiguisée.
Un trône étincelant sous la lumière divine,
Mes mots résonnent, tout s’aligne, tout s’incline.
Je tiens en mes mains ce monde qui m’appartient,
Enfermant chaque âme sous l’ombre de mes liens.
Illusion après illusion, je propage le mépris,
Chaque geste, un écran, chaque sourire, un défi.
Je construis des tours d’or, des murs de lumière,
Mais derrière chaque façade, c’est l’ombre qui prospère.
Mes yeux brillent comme des joyaux sans fin,
Sous mon règne, tout se transforme en bien.
Objets, gens, tout a sa valeur,
Car dans ma sphère dorée, tout est splendeur.
Je me pavane, certain de mon empire glacé,
Chaque pas que je fais, le sol semble vibrer.
Je suis le centre, l’alpha, l’ultime voix,
Et tous doivent suivre, ou sombrer dans l’effroi.
Je murmure liberté mais forge des chaînes,
Chaque mot, une pierre dans ce royaume de peine.
Je façonne des rêves, des illusions de grandeur,
Et les foules se perdent, captives de ma lueur.
Ils lèvent les yeux, hypnotisés par mon éclat,
Ignorant qu’au fond, c’est la décadence qui bat.
Je promets des merveilles, des richesses sans fin,
Mais chaque promesse est un mensonge finement feint.
Je me prestige, me couronne, encore et encore,
Aveuglé par ma propre lumière, cet éclat d’or.
Mais au creux de mon cœur, un vide résonne,
Car tout ce que je touche n’est qu’une illusion, monotone.
Je suis le roi des mirages, des rêves éphémères,
Et tout ce que je possède n’est qu’amertume amère.
Mais tant que mes yeux brillent, je règne sur ce néant,
Sur ce royaume factice, ce trône vacillant.
Je me berce de fausses certitudes, de faux éclats,
Dans ce mensonge familier où je trouve ma loi.
Mais un jour, l’or se fanera, il s’effritera,
Et sous le masque du roi, il ne restera que moi.
Un être perdu dans des illusions sans valeur,
Un roi déchu, un ego sans splendeur.