Je fuis, je cours,
Le temps m’échappe,
Sous l’ombre sourde,
La fin m’attrape.
Dans chaque instant,
Un écho d’adieu,
Comme un murmure,
Lointain et creux.
Je vis, je ris,
Je me dis éternel,
Mais l’ombre veille,
Silencieuse et réelle.
Elle n’a pas de voix,
Pas de souffle, pas de bruit,
Elle attend son heure,
En coin, elle sourit.
Les années s’envolent,
Je pense être invincible,
Mais sous chaque éclat,
Le destin est visible.
Je cherche l’oubli,
La mort m’effraie,
Je détourne les yeux,
Mais elle reste là, vraie.
On m’a dit : « Ne crains rien,
La vie est un trésor. »
Mais le cœur sait,
Que tout a son décor.
Alors je me perds,
Dans des jours et des nuits,
Espérant qu’un jour,
La mort m’oublie.
Et si demain vient,
Que ferai-je, que serai-je ?
Une lueur sans fin,
Ou juste un mirage ?
Mais elle attend, tranquille,
Immuable et douce,
Sous le poids fragile,
De mon dernier pouls.