J’espère, donc je prie,
Aux cieux qui restent sourds.
Mes mots, comme des échos brisés,
Se perdent dans les tours.
J’espère, donc je m’imagine,
Un monde tissé de rêves flous,
Où l’illusion prend racine
Dans chaque geste, dans chaque bout.
J’espère, donc je crée,
Des mondes faits de rien,
Accrochés aux fragments, aux miettes
D’une vie qui s'éteint.
J’espère, donc je vis,
Dans ce tourbillon sans fin,
Où l’espoir me consume,
Et m’emporte dans son chemin.
J’espère, donc je m'auto-détruis,
Dans les flammes du désespoir,
Chaque promesse devient cendre,
Et la souffrance est mon miroir.
J’espère, donc je souffre,
Sous le poids des attentes,
Les jours s’étirent, cruels,
Comme des chaînes vivantes.
J’espère, donc je survis,
Suspendu à un fil fragile,
Je lutte contre l'oubli,
Dans ce vide hostile.
J’espère, donc je n’ai pas,
Tout se dérobe, tout s’échappe,
L’espoir est un piège,
Qui doucement se referme, implacable.
J’espère, donc je revis,
Comme une main posée
Sur mon cœur engourdi,
Redonnant vie à l'oublié.
Mais sous l'attente et le leurre,
Dans ces cendres que je cueille,
Peut-être qu'au fond du cœur
S'agite encore un œil.