Il commence en silence, à peine un souffle,
Un frémissement dans l’esprit, un murmure qui étouffe.
Il surgit des ombres, là où se nichent les peurs,
Il grandit dans le doute, il s’épanouit dans l’erreur.

Au début, il est discret, une voix parmi d’autres,
Mais peu à peu, il devient le maître de mes fautes.
Il tisse ses fils invisibles autour de mes rêves,
Il construit des prisons où tout espoir s’élève.

Je veux avancer, mais mes pas sont lourds,
Comme si l’ombre m’enchaînait chaque jour.
Il souffle doucement des paroles en secret,
"Pourquoi essayer ? Tu échoueras, c’est tout fait.

Il s’installe dans chaque projet, chaque ambition,
Transformant la confiance en hésitation.
L’autosabotage, cet ennemi intime,
Fait de mes victoires des batailles vaines et infimes.

Il me fait douter, là où je devrais croire,
Il m’empêche de voir la lumière dans le noir.
Ses mensonges prennent la forme de vérités,
"Tu n'es pas assez bon", "Pourquoi persister ?"

À chaque moment clé, il freine mon élan,
Il me retient dans un passé pesant.
Mes peurs deviennent ses armes aiguisées,
Il les utilise contre moi, dans un jeu insensé.

Il sait où frapper, il connaît mes faiblesses,
L’autosabotage nourrit ma détresse.
Quand je suis sur le point de réussir,
Il me ramène à la case départ, avec un soupir.

Et pourtant, je l’ai toujours en moi,
Ce n’est pas un étranger, c’est une part de mon moi.
Il se nourrit de mes doutes, de mon histoire,
Il est la voix qui dit "abandonne" quand je devrais croire.

Il m’enferme dans un cercle, sans fin,
Chaque tentative de briser ce lien
Rend sa présence plus forte, plus ancrée,
Comme un ennemi que j’aurais moi-même forgé.

Mais je commence à comprendre son jeu,
Il ne peut me contrôler si je fais le vœu
De voir en moi ce qu’il cherche à cacher,
La force, la lumière que j’ai oubliée.

Je peux choisir de me relever,
Même si l’autosabotage tente de me freiner.
Il n’est qu’un reflet de mes peurs anciennes,
Et je suis plus fort que ses chaînes malsaines.

Chaque fois que je chute, je peux me relever,
Chaque échec n’est qu’une étape à traverser.
L’autosabotage perd de son pouvoir
Quand je choisis d’embrasser l’espoir.

Il est là, tapi dans l’ombre, prêt à surgir,
Mais je sais maintenant que je peux le faire fuir.
Ce n’est qu’une illusion, une brume passagère,
Et je suis capable de briser cette ère.