L’humain, à l’ombre de ses propres erreurs,
Cherche des coupables, tissant sa peur.
Il pointe des doigts, accuse le monde,
Mais dans ses veines, le poison inonde.
Il clame aux vents que tout lui est volé,
Que ses souffrances sont un fardeau imposé.
“C’est la faute des autres,” répète-t-il sans fin,
Tout en restant prisonnier de son propre chemin.
Il se plaint de l’injustice, des puissants,
Des failles du système et des géants.
Il rejette sur l’autre la douleur qu’il porte,
Ignorant que c’est lui qui en ouvre la porte.
Chaque geste, chaque parole, chaque regard,
Qui renforce un monde devenu trop bizarre,
Les autres l’acquièrent, sans réfléchir,
Ils ferment les yeux, préfèrent fuir.
La faute des autres est un cri bienvenu,
Mais il est souvent le fruit de l’aveu mutuel,
Car ce n’est pas seulement l’acte des forts,
Mais l’acquiescement des faibles à ce tort.
Ils voient, ils savent, mais ne réagissent pas,
Leurs mains restent inertes, leur silence plat.
Ils soutiennent sans le dire, à leur manière,
Ce qui dévore l’humain et le laisse solitaire.
Quand l’un s’élève sur le dos de l’autre,
Ils ferment les yeux, préservant leur faute.
Car l’indifférence est un pacte silencieux,
Un compromis dans l’ombre des yeux curieux.
Le bourreau rit, le peuple se tait,
Les regards se croisent, mais personne ne fait,
Le mal des autres devient leur complice,
Un acquiescement, une paix complice.
La corruption du système, la violence des mots,
Ne sont pas seulement le fait des plus hauts,
Ils naissent dans les foules, dans le consentement,
D’un monde qui détourne ses yeux, s’écartant.
L’homme, aveugle à sa propre complicité,
Accuse l’autre, mais oublie sa vérité.
Car si chacun à son tour se révolte,
Le monde pourrait-il encore tenir son rôle ?
Ainsi, il avance, accusateur sans retour,
Oubliant que la faute, c’est aussi un détour,
Un acte de faiblesse, un choix partagé,
Un acquiescement, dans l’ombre, bien caché.
Les autres sont responsables, oui, il le croit,
Mais tout ce qu’il ignore, c’est qu’il est dans le même bois.
Les mains qui luttent ne sont pas seules coupables,
Car chaque silence rend les maux inaltérables.
Il hurle contre ceux qui sont au sommet,
Mais les bases qu’ils ont construites reposent sur le secret,
Le secret de ceux qui laissent faire, qui ferment le regard,
Sans jamais se soucier des dérives, des humeurs noires.
Les tors des autres sont en nous aussi,
Dans chaque acte qui se tait, dans chaque oubli.
Car il suffit de laisser faire, de ne rien dire,
Pour que la faute prospère et que tout empire.
L’humain, donc, porte à la fois l’acquiescement et la révolte,
Il est à la fois victime et complice, que ce soit dans la honte ou la faute.
Et dans ce cycle, il cherche la liberté,
Sans comprendre que seul le changement peut l’arracher.
Ainsi, la faute des autres n’est pas si simple,
Elle se cache dans les cœurs, sous des cendres tremblantes.
L’humain, tout en cherchant un coupable extérieur,
Oublie que c’est lui qui nourrit le mal par sa peur.
Thème :
L’habitude humaine d’accuser autrui pour ses souffrances, tout en ignorant sa propre complicité silencieuse dans les injustices du monde.