Dans les entrailles de la terre, il creuse sans repos,
À la recherche de l'or, éclatant fardeau.
Le métal doré, reflet de ses désirs,
Sert à bâtir ses rêves, mais scelle son empire.
Il sculpte son monde dans l'ombre des mines,
Sous des montagnes creusées, où tout s’incline.
Le marteau résonne, le sol se déchire,
Chaque fragment d'or nourrit son délire.
Les veines du monde, pillées sans remords,
Offrent leur trésor pour un avenir mort.
L’humain, dans son orgueil, défie la nature,
Ne voyant pas l’abîme qui sous ses pas perdure.
Pour une poignée d’or, il brûle les racines,
Les forêts se meurent, les rivières déclinent.
Chaque pépite arrachée aux profondeurs,
Est un éclat d’orgueil, un oubli de l’heure.
Car l’or, bien qu’éclatant, n’a ni âme ni vie,
Il ne console pas, il n’apaise l’envie.
Sa lumière est trompeuse, elle charme, elle piège,
Elle promet la grandeur mais laisse un siège.
Dans son éclat glacé, il règne souverain,
Transformant en esclaves les rêves humains.
Le pauvre le désire, le riche le convoite,
Tous s'y perdent, l’or dicte leur voie étroite.
Ils bâtissent des cités, des palais dorés,
Mais sur des fondations que l'or fait s'effondrer.
Les terres fertiles deviennent des déserts,
Et l’air, autrefois pur, s’emplit de poussières.
Chaque pièce frappée d’un éclat royal,
Cache le sang versé, un prix infernal.
Les enfants des mines, sous un ciel de suie,
Paient de leur vie pour ce métal qui luit.
Et l’humain, sans fin, continue sa course,
Poussé par l’illusion d’une éternelle ressource.
Mais l’or qu’il empile, dans ses coffres froids,
N’achète ni le temps, ni les lois d’en bas.
Quand viendra le jour où tout s’écroulera,
Quand les champs stériles ne nourriront plus d’âmes,
Quand les océans, vides, cesseront de chanter,
L’humain comprendra qu’il s’est laissé dompter.
L’or, qu’il croyait lumière, est une étoile éteinte,
Un mirage scintillant qui toujours l’éreinte.
Il pensait en faire une clé vers l’infini,
Mais c’est une cage dorée où sa vie s’amoindrit.
Alors dans le silence, sous un ciel de cendre,
Il contemple sa gloire qu’il croyait légendaire.
Car l’or, bien qu’éclatant, n’a jamais su aimer,
Et l’humain, en sa quête, s’est laissé dévorer.
Ainsi finit son règne, ainsi son ambition,
Dans les chaînes d’un rêve forgé d’illusions.
L’humain, créateur de son propre déclin,
A cherché l’éternel, mais a trouvé la fin.
Thème :
La quête insatiable de l’humain pour l’or et la richesse, qui finit par détruire la nature, les liens humains, et même sa propre essence, révélant l’illusion d’un éclat sans vie.