L’humain s’habille de mots, de phrases dorées,
Chaque jour, une maxime pour mieux s’adorer.
Il chante la vérité qui sert ses désirs,
Puis l’oublie demain, la remplace d’un soupir.
Quand il se lève, il s’accroche à un mantra,
"Carpe diem" murmuré, mais sans le croire tout bas.
Et lorsque la nuit tombe, ses peurs le saisissent,
Il clame "Patience", un mensonge qui le glisse.
Il se forge des certitudes comme des armures,
Puis les abandonne pour d’autres aventures.
"Rien n’est vrai, tout est permis", dit-il d’un air vain,
Avant de jurer fidélité au lendemain.
L’humain flâne entre l’ombre et la lumière,
Cherchant une citation qui lève les barrières.
Mais son esprit tangue au gré des saisons,
Porté par des mots, des illusions.
Il proclame "L’amour sauvera le monde",
Puis se détourne quand la douleur l’inonde.
Il scande "Liberté", la brandit comme un glaive,
Mais s’incline vite sous le poids d’une trêve.
Un jour, il dit "La bonté guide mes pas",
Et le lendemain, il murmure "Œil pour œil, coup bas".
Comme un ruisseau qui change de lit et d’humeur,
Il nage dans ses vérités, sculptées par ses peurs.
L’humain est une citation, changeante et mouvante,
Une promesse brisée, parfois réconfortante.
Et dans ce chaos de mots et de contradictions,
Il cherche un sens, une ultime direction.
Mais peut-être qu’au fond, il n’y a qu’un reflet,
Un écho des doutes qu’il n’a jamais domptés.
Car l’humain n’est qu’un poème en perpétuel mouvement,
Une citation qui se réécrit dans le vent.
Thème :
La nature changeante et contradictoire de l’humain, qui se forge des vérités éphémères, s’adaptant à ses désirs et ses peurs, tel un poème en perpétuelle réécriture.