Je me perds, je n’y arrive plus,
Dans ce monde d’ombres, de faux airs, de vertus.
Tout semble vrai, mais tout est trompeur,
Un mirage constant qui pèse sur mon cœur.

Je suis seul dans un monde d'hologrammes,
Des silhouettes sans âme, des reflets sans flammes.
Ils disent : « tu échoueras, tu mourras jeune »,
Comme si mon destin n’était qu’un jeûne.

Alors, je me bats avec des mots,
Des mots sans écho, comme des flots,
Qui s’échappent et s’éteignent, sans jamais durer,
Des mots vides de sens, que nul ne peut cerner.

On les perçoit, on les tord, on les transforme,
On les emploie pour donner un semblant de norme,
Mais au fond, que reste-t-il de leur essence ?
Sinon une illusion, une brume en apparence.

Je n’ai pas le temps d’apprendre à parler,
À déchiffrer les mots, à me dévoiler.
Déjà mort-vivant, je marche sans but,
Dans un monde où le sens semble disparu.

Le travail, le chaos, une course sans fin,
Pour fuir la vie, pour éviter le chagrin.
Et moi, prisonnier de ces fausses vérités,
J’erre, cherchant des raisons d’exister.

Ils disent que tout ça nous garde en vie,
Mais pour moi, c’est une farce, une comédie,
Une mascarade pour éviter la chute,
Un voile sur la misère, un doux tumulte.

Et dans ce vaste mensonge, c’est moi le fou,
Celui qui voit trop clair, qui en sait trop sur tout.
Ils m’ont pris mon cœur, ils ont violé mon âme,
Pour mieux m’enchaîner dans leur vaste drame.

Mais au final, que suis-je dans ce jeu ?
Un simple jouet, un pion malheureux,
Un être illusionné, une âme égarée,
Errant sans fin dans un rêve avorté.

Thème : Illusions, Solitude, Questionnement de la Réalité