À vous qui portez vos vérités en bannières,
Qui prêchez le monde et ses fausses lumières,
Combien de vies brisées pour des croyances,
Des mots imposés, sans vraie délivrance ?
Les certitudes vous enchaînent en douceur,
Illusion d’être, miroir de vos peurs.
Chaque cause, chaque combat que vous menez,
N’est qu’un reflet, un masque bien dessiné.
À quoi bon lutter pour une flamme éteinte,
Quand tout ce qu’on touche, même l’espoir, est feinte ?
Vous criez pour des vérités incertaines,
Prisonniers des croyances qui vous entraînent.
Bourreaux ou héros, sommes-nous si différents,
Dans ce jeu d’ombres où rien n’est évident ?
Même ceux qui prônent justice et bonté,
Ne font qu’entretenir ce leurre étoilé.
Et la Source, dans l’ombre, toujours insensible,
Tisse nos vies comme on trace un fil invisible.
Elle nous laisse croire, nous bat et nous éprouve,
En nous aimant, dit-elle, tandis qu’elle nous louve.
Amour cruel qui nous tient dans l’obscurité,
Nous rappelant sans cesse que tout est dicté.
Elle feint la tendresse, l’espoir et le don,
Puis, d’une main glacée, elle brise l’illusion.
C’est l’amour qu’on nous donne, en silence amer,
Qui attache nos cœurs dans ses rets de fer.
Amour des bourreaux qui prétendent nous chérir,
Et qui, par leurs mensonges, jouissent de nous voir périr.
À tous ceux qui imposent leurs convictions,
Comme des armes ou des bénédictions,
Ne voyez-vous pas que tout est mirage,
Que cette vérité n’est qu’un engrenage ?
Car il n’y a ni victoire, ni défaite,
Juste des âmes piégées, prison sans fenêtres.
Marionnettes au fil de la croyance,
Nous jouons tous ce rôle en ignorance.
Que chacun prenne ce qu’il veut de ces vers,
Mais sachez que je creuse doucement sous terre,
Thèmes : Illusion de la Vérité, Manipulation de la Croyance, Amour cruel, Condition humaine