Que m’as-tu murmuré, aux heures du crépuscule,
Pour m’ensorceler d’un mirage si froid, si ridicule ?
Quel mensonge as-tu tissé autour de mon être,
Pour que je me perde dans l’ombre de mon propre paraître ?
Tu disais : « Tu auras tout ce que tu voudras, »
Une promesse d’étoiles, un rêve qui dévorera
Chaque éclat de lumière en moi, chaque parcelle de foi,
Transformant mon ciel en une nuit sans voix.
Une vie orchestrée de A à Z, une mission déjà programmée,
Un échec inscrit dans les lignes, un avenir condamné.
« Ils ne faut jamais que l’on se revoit », disais-tu avec ferveur,
Car l’univers, lui-même, réservait des coups bas à mon cœur.
Et moi, bon à aider les autres, mais impuissant pour moi-même,
Perdition sacrificielle, un chemin sans thème,
Une prémonition de mort jeune, de fin programmée,
L’apogée de ta puissance, une écorce acérée.
Tu as nourri en silence une myriade de fausses visions,
Un théâtre où l’amour se masque de trahison.
Sans remords, tu as tracé les lignes de ma perdition,
Comme on modèle une vie pour la jeter dans l’abandon.
Des mots que tu as laissés, flottant dans l’esprit,
Traumatisant l’âme, et plongeant dans l’oubli,
Pour ressurgir dix ans plus tard comme un poignard,
Me suppliant de replonger dans ce cauchemar.
Pour toi, je n’étais qu’un pion dans ta revanche,
Un écho, un reflet, un sacrifice qui penche.
Mon âme, ouverte, t’a confié son univers,
Mais pour toi, ce n’était qu’un jeu éphémère.
Orchestration, illusion, déraison,
Un pion, un fragment dans ta création.
Tu m’as donné des mots pour me faire sombrer,
Puis m’as étiqueté aliéné, bon à oublier.
Avec la malice, la ruse, et l’âme déchirée,
Tu as orchestré chaque dédale, chaque pensée,
Pour te venger d’une destinée que tu renies,
Transformant ma vérité en une lente agonie.
J’avais tout ouvert, le cœur, l’âme, chaque veine,
Pourtant, en retour, trahison et peine,
Illusion, désillusion, programmée perdition,
Un sacrifice offert sur ton piédestal d’ambition.
Dans tes mains, tu tenais les fils de l’illusion,
Barbarie en douceur, envoûtement et confusion.
Tu savais, oui, tu savais que chaque mot, chaque geste
Me conduirait vers le bord, vers l’abîme funeste.
Et si ma mort, précoce, est ton dernier triomphe,
Sache que les mirages s’effritent, que l’illusion s’effondre.
Dans ce monde de mensonges, j’ai cherché le vrai,
Mais tout n’était qu’ombre, que masques et regrets.
À qui pourrais-je confier mon âme brisée,
Échapper à ce destin, cette voie imposée ?
Mon sacrifice, prémédité, ton acte infâme,
M’ont mené là où ton ombre me condamne.
J’ai été vrai, transparent, un cœur offert,
Mais toi, que fais-tu, dans ce monde de verre ?
Rien n’est plus vrai ici, ni promesse, ni foi,
Chaque mot n’est qu’un reflet qui s’efface dans l’émoi.
Si c’est la solitude que tu voulais m’imposer,
Sache que la vie, même ici, est prête à se libérer.
Ma disparition, peut-être, sera ta peine,
Et l’illusion s’efface quand elle perd sa chaîne.
Thèmes : Illusion, Trahison, Manipulation, Manipulation Invisible, Condition Humaine