Je regarde, j’observe cet instant,
Pourtant, je ne vois pas le même suffrage, ni le même mirage.
Ma perception, ma vérité,
Cette illusion qui me donne conviction et souffrance mêlée.

Je suis pourtant sûr de moi, ma perception est ma foi,
Elle me guide, me défend, comme une lueur dans le froid.
Pourquoi ne comprennent-ils pas ce pour quoi je combats ?
Pourquoi ne voient-ils pas ce que, moi, je perçois ?

Ne me dis pas que ce que je vois n'est qu'un reflet,
Un miroir de mes émotions, un jeu d'ombres imparfait,
Que ma perception, si sûre, si proche, si familière,
Est si éloignée du commun, des vérités de la terre.

Est-ce que je perçois ce que je veux percevoir,
Ou est-ce ce que d'autres vérités filtrent mon regard,
Modelant l’illusion en vérité, si proche et si claire,
Pour m’entraîner, chaque jour, dans un monde de lumière ?

Cette illusion pourtant, si vraie, m'enivre et me porte,
Comme si tout n’était qu’un assemblage sans faute,
Forgé par la vie, chaque instant, chaque page,
Un assemblage de réalités, un mélange de cépages.

J’exprime ce que je ressens, ce que je perçois,
Mais ils ne me comprennent pas, ils entendent sans émoi,
Comme si mes mots, pourtant empreints de sincérité,
N’avaient pas de poids, ni de forme, ni de clarté.

Et voici la limite des mots, un outil à double visage,
L'espoir d’une vérité, mais aussi son plus grand mirage.

 

Thème : La Perception et ses Miroirs Émotionnels