Comment alors combler ce vide insatiable,
Si chaque désir n’est qu’un instant périssable ?
Cherchons-nous à saisir, le temps d’un souffle fugace,
Ce désir qui nous hante, qui nous laisse en extase ?
Être comblé… est-ce là le véritable comble,
Un moment de plénitude qui, aussitôt, s’écroule ?
Car à chaque comble atteint, une chute nous guette,
Et un nouveau désir, de l’ombre, ressurgit en fête.
L'envie se mêle au manque, la soif à l’abondance,
Chaque sentiment se tisse, formant une danse,
Un cycle éternel où l’émotion renaît,
Désir, manque, complétude, enchaînés sans arrêt.
Et l’espoir, ce moteur, nous pousse à espérer,
À nourrir le désir, le manque à consoler.
L’envie devient guide, le désir nous enivre,
Un puzzle infini, un besoin de survivre.
Dans ce tourbillon, chaque point est un départ,
Là où finit le manque, un autre s’égare,
Un jeu de reflets, d’ombres et de lumière,
Une quête insatiable, sans fin, sans frontière.
Ainsi, nous poursuivons, le cœur avide et fou,
Une fraction de plénitude, un instant doux,
Sachant que sitôt atteint, l’élan recommencera,
Et que le cycle des émotions nous emportera.
C’est peut-être là, dans ce doux inassouvi,
Que réside le sens, la saveur de la vie.
Une fraction comblée, puis un vide à remplir,
Un cycle d’envies où nous continuons d’agir.
Thème : Cycle de Désir et de Satisfaction