Je cours, je brûle, je n’arrête jamais,
Dans cette ronde folle, je dois tout donner.
Le sommeil m’échappe, la paix s’efface,
Car dans ce monde pressé, le repos est de glace.
On me dit qu’il faut briller, que c’est le but,
Un succès, un éclat, toujours plus abrupt.
Je me consume pour atteindre le sommet,
Mais plus je grimpe, plus le vide m'absorbait.
Les heures s’entassent, les minutes défilent,
Chaque seconde se vend, chaque moment vacille.
Mes rêves se figent sous le poids des tâches,
Dans cette cage dorée où l’âme se détache.
On m’a dit que la valeur se mesure aux réussites,
Que l’échec est un poids que l’on doit faire esquive.
Alors je m’épuise, je cours, je survis,
Prisonnier d’un monde qui exige l'infini.
Mes pensées s’effacent sous le bruit incessant,
De ces deadlines, de ces objectifs oppressants.
Et si mon esprit hurle pour un répit,
Je le tais, car le silence n’a pas de prix.
Dans chaque regard, je cherche l’approbation,
Un reflet qui dirait : "Tu es à la hauteur."
Mais dans cette quête de validation,
C’est mon âme que j’abandonne, minute après heure.
Les nuits se raccourcissent, les jours s’allongent,
Mon corps s’effrite, mes forces s’étiolent.
Et si je veux tout arrêter, tout lâcher,
La peur de l’échec m’oblige à avancer.
Alors, qui suis-je, sans cette course infinie ?
Suis-je libre ou esclave d’une vie impie ?
Car dans ce monde où chaque instant est un défi,
La productivité devient le seul prix.