Je fixe l’écran, mes yeux éteints,
La lumière me happe, douce, sans fin.
Chaque pixel, un rêve trop brillant,
Un voile qui se tisse, cachant le néant.

Je glisse, je clique, j’avance sans savoir,
Prisonnier des reflets, perdu dans l’espoir.
Des mondes en images, des vies en virtuel,
Mais tout n’est qu’écho, tout n’est qu’illusion cruelle.

Les notifications vibrent, mes pensées se fendent,
Un mirage d’amour, une promesse qui m'attend.
Je cherche des réponses dans ce monde tissé d’ombres,
Mais chaque vérité n’est qu’un mensonge qui succombe.

Chaque conversation, une bulle qui éclate,
Des liens sans attaches, des amitiés sans impact.
Je défile, je parcours, je souris en silence,
Mais au fond de moi, je sens la distance.

Les yeux rivés sur des rêves faits de verre,
Je ne vois plus la Terre sous mes pieds, amère.
Le virtuel m’enchaîne, me berce dans sa danse,
Me promettant la liberté, mais tout n'est qu'apparence.

Je m’égare dans ces couloirs lumineux,
Où chaque geste est guidé par des algorithmes curieux.
Je pense choisir, mais je suis déjà conduit,
Par des mains invisibles, dans un labyrinthe infini.

Des visages brillants, des vies qu’on compare,
Mais tout n'est que reflet d'un vide qui s'égare.
Je suis là, connecté, mais si loin de moi-même,
Perdu dans ce monde où la solitude règne.

Chaque écran, un miroir qui brille et me ment,
Il promet la lumière, mais cache l’instant.
Je cherche à m’échapper, mais je suis pris au piège,
Dans ce voile de pixels où mes pensées se lèvent.

L’âme s’égare, dans ce monde sans fin,
Les rêves se dissipent, tout devient vain.
Je fuis dans l’illusion d’une vie plus belle,
Mais sous chaque écran, je trouve l’éternel sommeil.