Je suis un fléau parmi huit milliards d’ombres,
Insurgé du néant, cherchant à être un nombre.
Chacun s’élève, croyant briller en roi,
Mais dans l’illusion, nous tombons tous en émoi.
J’ai exploré des terres où le silence m’écrase,
Tremblé sous les cieux, dans ce monde sans base.
J’ai pleuré des larmes que personne n’a vues,
Frappeur de murs sourds, en quête d’avenues.
J’ai crié vers les cieux, espérant une lumière,
Mais l’écho de ma voix s’est noyé dans la poussière.
J’ai fait ce que j’ai pu, j’ai donné ce que j’ai,
Dans ce vide où je sombre, dans cette nuit sans trait.
J’ai essayé de comprendre, d’éclairer mon chemin,
Peut-être ai-je cru être plus grand que mon destin.
Mais qui suis-je, dans cette foule qui dérive,
Qu’un simple reflet d’un monde qui se prive ?
Je ne suis qu’un pas, parmi des millions de pas,
Cherchant à combler ce que chacun ne voit pas.
Dans ce brouillard immense, j’erre, déconnecté,
Espérant trouver un sens dans l’absurdité.
J’ai tenté, j’ai lutté, pour me frayer une voie,
Mais la vie me consomme, me vide de ma foi.
Aliéné, comme ce monde qui se perd,
Je suis prisonnier de ce système austère.
Qui suis-je pour prétendre écrire un chef-d’œuvre,
Quand mon âme elle-même s’effondre, se meurt ?
Je ne suis que l’écho d’une terreur sourde,
Un reflet dans le verre d’une époque qui lourde.
Et si mes mots résonnent, que peuvent-ils changer ?
Quand je suis moi-même perdu, brisé, aliéné.
Mais malgré tout, je continue d’écrire,
Car dans ces vers, peut-être, je saurai encore vivre.
Je suis un fléau parmi des fléaux endormis,
Cherchant la paix dans ce chaos infini.
Et si je m'éteins, que restera-t-il de moi ?
Qu’une poussière d’étoile, consumée dans la loi.