Je suis au travail et je soupire le temps,
À quoi bon entouré de gens, ignorant leur néant.
Des visages figés, des âmes éteintes,
Chacun dans sa bulle, perdu dans sa plainte.
Subir est devenu une habitude, une chaîne à porter,
Une routine mécanique qui nous empêche de respirer.
Mais il faut bien le faire, pour subsister,
Car c’est ainsi que le système nous fait exister.
Mon corps me fait souffrir, je l’ignore,
Car c’est l’argent qui fait que je vis encore.
Mais ce travail ne m’épuise pas seulement moi,
Il pèse aussi sur la Terre, la tue, la broie.
Chaque jour, la machine tourne sans fin,
Elle exploite la Terre, comme elle me réduit à rien.
Nous sommes tous prisonniers d’un cycle insatiable,
Où l’humain et la planète subissent l’inévitable.
Je rêve de m’émanciper, de trouver un chemin,
Une passion, une raison, un autre destin.
Mais même si je trouvais enfin cette flamme,
Le système continue, il consume tout, sans âme.
Les forêts brûlent, les océans s’épuisent,
Pendant que je m'acharne à remplir mes valises.
Ce n’est pas seulement moi qui m'effondre de fatigue,
C’est la Terre aussi, sous le poids de cette course frénétique.
Je voudrais fuir, sortir de cette prison,
Mais comment échapper à cette illusion ?
Car même si je brisais mes chaînes, m'envolais,
Le système reste, et la Terre toujours plierait.
Les ressources se tarissent, tout s’accélère,
Le travail détruit, l’humain et la Terre entière.
Mon corps ploie sous le fardeau quotidien,
Mais la Terre elle-même gémit sous ce destin.
Je continue, car je n’ai d’autre choix,
Mais chaque pas que je fais semble creuser un trou sous moi.
Je rêve de m'éveiller, de respirer enfin,
Mais cette machine semble écraser tout demain.
Nous sommes liés, la Terre et moi, dans cette agonie,
Chaque minute qui passe est une symphonie de l’oubli.
Je vends mon temps, je vends ma vie,
Mais à quel prix, si la Terre elle-même crie ?
Et pourtant, une lueur vacille au fond de moi,
Je me dis qu’un jour, peut-être, je changerai de voie.
Mais même si je m’envole, retrouve ma passion,
Le système continue, il épuise la création.
Humain en souffrance, Terre en péril,
Nos vies s'entrelacent dans ce cycle hostile.
Il n’y a pas que l’argent qui me fait vivre,
C’est la Terre elle-même, sous nos pieds, qui chavire.
Peut-être qu'un jour, nous trouverons un chemin,
Où l'humain et la Terre s'uniront dans le même dessein.
Mais pour l'instant, je suis ici, et je soupire,
Humain en quête, la Terre en train de mourir.