Ils cherchent, ils creusent, dans le sillage des erreurs,
Dans les laboratoires où brillent de faux bonheurs.
Les recherches s’élancent, innovations en main,
Pour réparer la Terre, tout en gardant le gain.

On rafistole les plaies, on colmate les trous,
On parle d'avenir, mais en gardant les sous.
Chaque nouvelle idée, chaque ingénieuse solution,
Est un souffle nouveau dans un vieux tourbillon.

Ils disent qu’on pourra limiter les dégâts,
Qu’on peut freiner la chute, maintenir l’au-delà.
Mais dans leurs projets, caché sous leurs plans,
Se glisse un profit, un système bien constant.

On répare pour durer, mais pour durer quoi ?
Un monde qui nous use, un monde sans foi ?
On bricole la Terre, on coud ses blessures,
Mais le cycle continue, et la rouille perdure.

Chaque innovation semble un espoir en éclat,
Mais elle sert un empire qui ne changera pas.
L'or des promesses étincelle dans les discours,
Mais derrière chaque progrès, le profit fait son tour.

Doit-on seulement réparer, prolonger l'illusion,
Rustiner l’ancien monde, repousser l’érosion ?
Ou faut-il innover, non pas pour durer,
Mais pour un système nouveau, plus juste, à créer ?

Car s’il est beau de guérir, de panser nos erreurs,
Ne soyons pas dupes des cycles imposteurs.
Peut-on sauver la Terre tout en maintenant en vie,
Un système qui nous pousse à l’asphyxie ?

Alors, lecteur, réfléchis, vers quelle voie avancer ?
Veux-tu continuer, rafistoler sans changer ?
Ou t’engager dans un chemin tout neuf à tracer,
Où l’homme et la Terre ne seraient plus malmenés ?

Le choix est entre tes mains, réparateur ou créateur,
D’un monde qui s’efface ou d’un autre en lueur.
Car réparer, c’est bien, mais si tout reste pareil,
On ne fait que retarder l’éclipse du soleil.