Je me croyais perdu, noyé dans mes douleurs,
Cherchant des réponses, des mains et des hauteurs.
On m’a tendu des mots, des thérapies savantes,
Des formules, des remèdes, des pistes apaisantes.
Je me suis assis là, dans des salles sans écho,
Écoutant les conseils, les visages sans flambeaux.
Ils m’ont parlé de moi, de mon esprit égaré,
Mais je voyais plus grand, un mal partagé.
Ce n’est pas seulement moi qui tangue, qui fébrile,
C’est le monde entier, ses structures futiles.
Comment guérir l’âme dans un monde en lambeaux,
Où chaque aide semble flotter dans de faux idéaux ?
Les thérapeutes se penchent, avec des livres d’or,
Formés dans des écoles où l’illusion s’endort.
Ils cherchent dans mon cœur, dans mes pensées troubles,
Mais je vois bien plus loin, un monde qui s’écroule.
Leurs mots sont des voiles, des promesses brisées,
Car sous les discours, je sens tout fissuré.
Ils apaisent des esprits, des morceaux de conscience,
Mais comment soigner un monde en décadence ?
Les systèmes sont fragiles, et leurs fondations creuses,
Ces structures d’aide, forgées sur des bases heureuses.
Mais en creusant un peu, je découvre l’absurde,
Tout est une illusion, un miroir qui se dénude.
L’humanité entière, dans une quête sans fin,
Cherche à se soigner, mais ignore son chemin.
Comment guérir des plaies que la Terre aussi ressent,
Quand les racines du mal sont partout, crépitant ?
Je suis en perdition, mais pas seul dans ce noir,
Car tout autour de moi, je vois d’autres miroirs.
Des âmes, des nations, des cités qui vacillent,
Des systèmes thérapeutiques où l’illusion brille.
Ils vendent des solutions, des réponses apaisantes,
Mais sous ces doux mots, la vérité est absente.
On répare des morceaux, mais le cœur est brisé,
C’est le monde entier qui doit être repensé.
La perdition n’est pas mienne, elle est universelle,
Et ces structures d’aide sont elles aussi formelles.
Des illusions forgées dans des doctrines figées,
Des substituts fragiles à une réalité blessée.
Je suis en perdition, mais je ne suis pas fou,
C’est l’univers entier qui vacille sous ses roues.
Et les aides qu’on m’offre, bien que pleines de douceur,
Ne sont que des pansements sur des plaies sans couleur.
Alors je me tiens là, au sommet du chaos,
Regardant ce monde, ce grand Dionysos.
Je comprends que l’illusion est plus vaste que moi,
Et que même l’aide, ici, est forgée de leurs lois.
Les thérapeutes cherchent, mais que peuvent-ils vraiment ?
Dans ce vaste océan, ils sont perdus, tout autant.
La perdition est partagée, un écho sans fin,
Et la guérison ne viendra que d’un tout autre chemin.