Chaque jour, on nous dit que la lumière est au bout,
Que vivre en conscience, c’est emprunter ce doux fou.
Mais à chaque pas, les chaînes se resserrent,
Le système est là, dressant ses barrières.

Tu veux manger sain ? Eh bien, paie le prix fort,
Le bio devient un luxe, un rêve qui dévore.
Le supermarché te tend ses fruits glacés,
Alors que la Terre pleure ses graines délaissées.

L’énergie verte, disons que c’est l’avenir,
Mais l’abonnement flambe, et les factures font frémir.
On te vante le solaire, le vent, les rivières,
Mais qui peut se les offrir, dans cette ère si fière ?

Recycler, composter, c’est ce qu’on prêche aujourd’hui,
Mais la poubelle industrielle est partout, sans merci.
Le plastique abonde, il envahit ta vie,
Et les alternatives sont chères, loin d’être des raccourcis.

Les vêtements éthiques, eux, sont hors de portée,
Pendant que le fast fashion, facile à porter,
Te vend du bon marché, t’entraînant dans la danse,
Tandis que le tissu durable coûte une dépense immense.

La voiture électrique, une promesse de demain,
Mais le prix de l’essence verte laisse l’espoir incertain.
On te dit de rouler propre, de choisir l’avenir,
Mais les routes pavées d’or font vite déchanter les désirs.

Tu veux t’alimenter de manière responsable,
Mais les supermarchés te vendent l’irréprochable,
Alors que les petits producteurs, eux, se meurent,
Leur prix, hors d’atteinte, noyé sous la peur.

À chaque choix éthique, une nouvelle montagne,
Et le système sourit, dressant son champ de hargne.
Il te montre la voie, celle qui semble juste,
Mais te rend captif des prix qui te frustre.

La lumière est là, oui, mais gardée sous clé,
Le système place des épreuves à chaque pas que tu fais.
Tenter de faire le bien, c’est lutter contre des murs,
Car le capital se nourrit de ces fractures.

Vouloir respecter la Terre, c’est porter un fardeau,
Car chaque option durable devient un marché trop haut.
Le système offre des remèdes, mais toujours à un prix,
Qui t’enchaîne au cycle, sans jamais t’affranchir.

Les promesses de demain sont belles sous leurs traits,
Mais leur accès est barré par les lois du marché.
Le chemin de la lumière est pavé d’embûches,
Car le capitalisme l’obscurcit, à chaque ruche.

Alors, où est la justice dans ce monde égaré,
Quand l’accès à la Terre devient un droit limité ?
Changer de vie, choisir l’avenir sain,
C’est affronter un système qui contrôle chaque grain.