Jet Stream :
"Frère El Niño, je vacille, je perds mon chemin,
Mon souffle s'affaiblit sous un climat malsain.
Les vents que je porte ne suivent plus leur danse,
Je dérive, enchaîné par une étrange cadence."

El Niño :
"Je t'entends, cher ami, moi aussi je m'égare,
Les eaux des profondeurs s’échauffent sans espoir.
Je chamboule les pluies, dévaste les côtes,
Mais c’est l’homme qui m’a transformé en fléau de ses fautes."

La Thermocline :
"Je suis la barrière, fragile et cassée,
Entre les eaux froides et celles échauffées.
Quand tu t'agites, El Niño, je me déséquilibre,
Et les océans pleurent, leurs écosystèmes si vulnérables."

Le Gulf Stream :
"Moi aussi je vacille, je perds de ma force,
Je ne transporte plus cette chaleur qui m'écorche.
Si je faiblis encore, l’Europe va geler,
Pendant que les tropiques vont brûler et s'assécher."

La Banquise Arctique :
"Je fonds, je m'évapore, je me réduis en silence,
Mes glaces cèdent sous l’emprise de la violence.
Les courants marins changent, et toi, Jet Stream, tu files,
Loin de tes chemins anciens, dans un monde indocile."

Les Forêts Tropicales :
"Nous ne pouvons plus capter le souffle du ciel,
Nos racines brûlent sous des feux artificiels.
L'humidité se retire, la sécheresse gagne nos cœurs,
Et pourtant, on nous regarde, sans voir notre douleur."

El Niño :
"Et moi, chaque année, je reviens plus fort,
Je dévaste les côtes, déchaîne des tempêtes d'or.
Mais je n'étais qu'un cycle, une brise passagère,
Aujourd'hui, je suis devenu un destructeur en colère."

Jet Stream :
"Je perds le contrôle, je m'étire sans fin,
Je frôle les pôles, je plonge dans les ravins.
Si je ne me stabilise pas, le climat éclatera,
Et la Terre tremblera sous ce désordre sans éclat."

El Niño :
"Ensemble, nous étions l'équilibre, un cycle millénaire,
Aujourd'hui, nous ne sommes plus que spectres en colère.
L’homme a rompu le pacte, a dérangé nos voies,
Et maintenant, nous errons, sans savoir où aller ni pourquoi."