Nous ne sommes pas maîtres, ni au sommet,
Nous sommes des feuilles, portées par l’air, un ballet.
La branche nous accueille, mais jamais ne retient,
Car même en tombant, la vie continue son chemin.

Comme une feuille qui meurt et se fond dans la terre,
Nous renaissons ailleurs, dans un cycle millénaire.
Nous ne dirigeons rien, mais faisons partie,
D’une symphonie naturelle, une vaste harmonie.

L’échec est un souffle, une étape à franchir,
Tout comme la feuille qui se laisse mourir.
Elle tombe doucement, guidée par le vent,
Et même en touchant le sol, elle avance lentement.

Elle nourrit la terre, donne vie aux racines,
De cette chute naît un cycle qui fascine.
Nous ne sommes pas supérieurs, juste un élément,
Un morceau fragile, d’un ensemble puissant.

L’homme se croit seul à la tête du monde,
Mais il est lié à la mer, au ciel, à la fronde.
Chaque être, chaque arbre, chaque goutte de pluie,
Tisse avec lui le fil d’une infinie symphonie.

Nous ne sommes pas là pour dominer,
Mais pour aider à parfaire, à harmoniser.
Tout comme l’oiseau qui sait quand s'envoler,
Ou la rivière qui suit son lit tracé.

Le vent porte la feuille, la pluie nourrit le sol,
Et l’homme, lui, apprend à jouer son rôle.
Pas en maître, ni en juge, ni en roi,
Mais en humble gardien de la vie, ici-bas.

Nous sommes le souffle du vent, la chaleur du feu,
Nous sommes la terre qui porte, et l’eau sous nos yeux.
Chaque échec est une graine, prête à germer,
Chaque chute est une leçon à réincarner.

Nous ne sommes pas seuls, nous sommes un tout,
Chaque élément en lien avec le flou.
Comme la feuille qui tombe pour renaître,
Nous devons comprendre que nous sommes prêts à être.

Et lorsque nous acceptons d’être simplement,
Des acteurs de ce grand cycle, infiniment,
Nous touchons à la vérité, à l’harmonie,
Nous devenons la feuille, le vent, et la vie.