Ils prient, ils se battent, pour leur dieu sacré,
Mais au fond, c’est le pouvoir qu'ils cherchent à créer,
Un ciel promis ? Non, juste une terre dévastée,
Où l’amour divin fait place à la haine affichée.

Qui détient la Vérité ? Tous la revendiquent,
Des écritures à l'épée, des sourires cyniques,
Les prophètes se taisent, la foi devient guerre,
Et les anges pleurent des larmes de poussière.

Ah, la force invisible, quel joli tour de magie,
Elle vous soulève, vous guide, elle rend tout permis,
On tue, on détruit, avec l’énergie sacrée,
Invisible, bien sûr, mais plus puissante que l’acier.

Car qui peut résister à une force qu’on ne voit pas ?
Elle est là, elle nous frappe, mais elle ne se montre pas,
Et dans ce néant béni, nous trouvons le courage,
De brûler des villes, avec un grand sourire sage.

Un paradis ? Ah, quelle douce illusion,
Quand les croisés en armure détruisent des nations,
Avec des versets comme des armes pointées,
Et des psalmodies qui n'ont plus de bonté.

L’invisible est notre arme, le vide est notre épée,
Regarde bien, mortel, et tu verras s’écrouler,
Des montagnes de chair sous le poids de la foi,
Car l’invisible frappe, mais sans laisser de loi.

On tue pour la paix, on saigne pour l'amour,
Et des croyants s’écharpent jour après jour,
Dans un ballet macabre où le divin s’efface,
Sous les cris de guerre, les bûchers, la menace.

Le temple est un champ de bataille glorifié,
Où l’or des autels brille de sang sacrifié,
Et les âmes s’égarent, priant pour la lumière,
Mais n’apercevant que la cendre amère.

Ah, mais l’invisible, cette arme secrète,
Elle nous souffle à l’oreille des choses si parfaites,
Comme tuer ton voisin, car il ne croit pas,
À cette force invisible, qui fait plier les bras.

Le dogme contre le dogme, quel spectacle glorieux,
Chacun prêt à prouver que son dieu est furieux,
Mais en fin de compte, qui gagne cette course ?
La mort, toujours, qui trace sa grande source.

Car la foi devient arme, la tolérance péché,
Et dans cette guerre sainte, personne n’est épargné,
Car au bout du compte, que reste-t-il à voir ?
Des corps, des ruines... et des cieux sans espoir.