Ils sont venus me voir,
Ces dieux, ces sources, ces mondes lointains.
Ils ont voulu voler mon âme, la remplacer par une autre,
Une âme prônant leur trône,
Un contrat scellé par la souffrance et les émotions,
Me laissant le dos marqué par le fardeau, un couteau planté sans pardon.

Une âme vendue aux ombres en pleurs,
Offerte en sacrifice pour un trône de douleurs.
Ils m’ont promis la lumière, un pouvoir sans fin,
Mais dissimulaient le gouffre d’un avenir incertain.

Leur couteau s'enfonce dans ma chair sans répit,
Chaque souffle, une lutte, chaque pas, un cri.
Les chaînes de leur offre, invisibles mais si lourdes,
Transformaient mes rêves en illusions sourdes.

Cet appât d'âmes, déguisé en flammes jumelles,
N'était qu'un jouet brillant, sublimé d'étincelles.
Ils n'ont pu atteindre mon cœur, cet ultime bastion,
Alors ils ont pris le sien, pour y planter le lien de la déception.

Ils m’utilisent, me tordent pour écrire leurs poèmes de souffrance,
Faisant de moi l’instrument de leur gloire terrifiante.
Et tandis que le temps passe, je vis sur l'espoir vacillant,
Les profondeurs gémissent, savourant cette orchestration,
Tandis que tout s'enfonce dans l'entonnoir de la perdition.

Ils aspirent… non, plutôt ils m'aspirent, à rêver d'un amour cristallin,
Un amour semblant divin, offert comme un écrin.
Mes vibrations jaillissent, secouant mon âme tremblante,
Je leur offre mes émotions, les livre palpitantes,
En attendant encore cet amour promis, ce don illusoire,
Que je poursuis dans l'ombre, sans jamais le voir.

Choisir entre le cœur et la raison,
Dans une destinée déjà marquée par leur scellée finition,
Où seul l’espoir tente encore de rivaliser,
Contre leur magie noire, qui consume toute vérité.