Ils rient,
Des ombres dansent autour du feu,
Sous la lune rouge qui saigne.

Le couteau est levé,
L’enfant ne pleure pas.
Innocence offerte,
Dans le silence qui dévore.

Rite sacré,
Paroles anciennes gravées dans la nuit,
Chaque syllabe est un écho dans l’abîme,
Chaque souffle est un pacte avec l’enfer.

L’agneau sacré,
Né pour être brisé,
Ne voit pas venir la fin.
Ses yeux sont voilés,
Par la noirceur du rituel,
Où la vie est troquée contre l’éternité.

Le sang s’écoule,
Rivières rouges sur l’autel de pierre.
Ils chantent,
Ils murmurent,
Des secrets que seuls les ténèbres écoutent.

Offrande du vide,
Un cœur pur devient une clé,
Pour ouvrir des portes que le soleil ne touche jamais.
Ils prient,
Des cendres entre leurs mains,
Les flammes lèchent l’air,
Satan sourit dans le crépuscule.

Le cri est étouffé,
Avalé par l’obscurité,
Le monde ne le verra jamais.
L’enfant disparaît,
Mais son écho reste,
Un murmure dans la nuit sans fin.