Chaque jour, je me réveille dans ce corps brisé,
Un navire qui sombre, englouti par sa propre marée.
La douleur est mon ombre, elle ne me quitte jamais,
Elle s’insinue dans mes os, dans chaque souffle que je fais.

Les médecins défilent, leurs regards pleins de science,
Mais aucune réponse, aucun espoir, aucune délivrance.
Ils me gavent de pilules, de faux sourires glacés,
Mais rien ne calme l’orage qui brûle dans ma chair fatiguée.

Chaque nuit, je m’effondre, je me perds dans l’obscur,
Cherchant une sortie, une lueur dans ce futur.
Mais il n’y a rien, juste ce corps qui me trahit,
Ce cauchemar vivant dont je ne peux m’enfuir.

Je crie en silence, dans les recoins de mon esprit,
Un cri que personne n'entend, personne ne suit.
Je suis piégé, enchaîné à cette vie imposée,
Où mon propre corps devient ma geôle, ma destinée.

Je veux partir, quitter cette mer de souffrance,
Trouver enfin la paix, un repos, une délivrance.
Mais les lois de mon pays me refusent ce droit,
Me condamnent à vivre, même si je ne le veux pas.

Est-ce cela, la liberté, qu’on m’a tant enseignée ?
Être prisonnier de soi, sans jamais pouvoir céder ?
Où est mon choix, où est mon droit de m’en aller,
Quand tout ce que je ressens, c’est ce monde écroulé ?

Chaque souffle est un poids, chaque instant, une torture,
Et pourtant, on m’impose cette lente brûlure.
On me force à rester, à subir cette douleur,
Alors que tout ce que je veux, c’est fermer les yeux, sans peur.

Mon corps est une prison, ma vie, une condamnation,
Et je m’effondre, perdu dans cette abomination.
Je ne demande rien, juste la paix, juste la fin,
Mais on me l'arrache, on me la nie, comme si ce n'était rien.

La souffrance n’est plus physique, elle ronge mon âme,
Elle consume mon esprit, elle éteint ma flamme.
Je suis déjà mort, mais personne ne veut le voir,
Je suis un homme piégé dans un corps sans espoir.

Je crie pour ma liberté, je crie pour mon choix,
Mais la société me répond : « Non, ce n’est pas toi ».
On décide pour moi, on m'enferme dans mes chaînes,
Et je descends aux enfers, avec ce poids qui m’entraîne.

Un jour, peut-être, ils comprendront mon cri,
Mais pour l’instant, je reste ici, sans vie, sans répit.
Prisonnier de ma propre existence, de ce corps dévasté,
Je rêve d'une fin, d'un droit que l’on m'a refusé.