Je marche dans des ombres que tu ne vois pas,
Mes chaînes ne brillent pas sous ton éclat,
Mais elles sont là, enserrant mes poignets,
Enroulées autour de moi, de mes secrets.
Je suis vendu, acheté sans remords,
Un objet, un corps sans plus de décor,
Et mon nom, oublié dans l'oubli,
N’a plus de sens, n’a plus de vie.
Chaque nuit, mon corps se déplace,
Entre des mains qui, sans fin, me dépassent,
Je suis réduit à un simple prix,
Mon cri étouffé, jamais repris.
Étiqueté comme une marchandise,
Je suis le silence dans la traîtrise,
Et mes appels sombrent dans l'air,
Disparus, perdus dans le désert.
Chaque jour, mes mains se brisent,
Dans des usines où tout s'éternise,
Je tombe, me lève, sans aucun répit,
Car je n’ai plus de choix, ni de répit.
Ma liberté s’est envolée,
Volée par des ombres désolées,
Et toi, tu ne vois que le ciel,
Ignorant mes chaînes artificielles.
Je suis le souffle des rues oubliées,
Forcé de tendre la main, délié,
Pas pour moi, non, pour eux qui m’observent,
Leurs yeux de fer, mes rêves s’altèrent.
Chaque pièce devient un barreau de plus,
Dans cette prison où tout se refuse,
Et je suis brisé, sans défense,
Captif d'une sombre indifférence.
Mon corps est brisé,
Mon esprit déraciné,
Mais tu ne vois que ce que tu veux,
Et moi, je sombre dans ces jeux.
Je suis un chiffre, un numéro effacé,
Dans un marché où tout est trafiqué.
Je suis une ombre que tu ne vois,
Victime d’un monde sans foi ni loi.
Je suis perdu, sans nom, sans écho,
Mes cris se noient dans ce chaos.
Je suis une ombre dans ton décor,
Un murmure sans corps, sans accord.
Je suis la victime que tu ne vois,
Je suis la chair de cette loi,
Je suis une prison sans liberté,
Un souffle qui a cessé d’exister.