Je suis enfermé, mes poignets me brûlent,
Je suffoque sous ce bâillon trop lourd.
Ils me regardent sans une once de pitié,
Ils m’enferment dans l’horreur, sans lumière ni retour.
Je hurle dans ma tête, mais dehors, c’est le silence,
Je frappe contre la portière, cherchant une chance.
Ils roulent, insensibles, leurs yeux fixés sur la route,
Ils ne m'entendent pas, comme si j’étais déjà en déroute.
Je vois les cordes qui enserrent mes poignets,
Je sens le sang qui coule, les marques dessinées.
Ils resserrent chaque nœud à chaque cri que je pousse,
Ils me font taire, leurs coups me laissent sans pouls.
Je voudrais courir, m’envoler loin d’ici,
Je voudrais que tout ça ne soit qu’un cauchemar enfoui.
Ils m’attrapent dès que je tente de me mouvoir,
Ils me frappent, ils m’éteignent, ils effacent mon espoir.
Je pense à ma mère, à son sourire apaisant,
Je voudrais qu’elle me prenne dans ses bras réconfortants.
Ils me volent tout, mes rêves, ma douceur,
Ils me prennent mon enfance, ils ravagent mon cœur.
Je m’épuise à lutter, mes forces disparaissent,
Je me sens glisser, comme une flamme qui s’affaisse.
Ils me parlent en murmurant des mots que je ne comprends pas,
Ils complotent dans l’obscurité, je sais que c’est mon dernier pas.
Je n’ai plus d’air, ma gorge se serre,
Je sens l’angoisse s’infiltrer dans mes veines comme du fer.
Ils continuent, ils rient, ils se moquent de mes pleurs,
Ils me regardent avec des yeux glacés, sans chaleur.
Je me dis que je ne reverrai jamais la lumière,
Je sens que tout se dissout, que tout devient poussière.
Ils me font disparaître dans cet abîme sans fin,
Ils ont volé mes jours, brisé mon chemin.
Je me tords, je me débats, mais mes liens sont trop forts,
Je me sens comme un oiseau enfermé, privé de son essor.
Ils me retiennent, me coupent les ailes,
Ils me jettent dans une nuit cruelle et éternelle.
Je pleure, mais personne ne viendra me sauver,
Je suis seul dans cette voiture, à suffoquer.
Ils m’ont arraché à tout ce que j’aimais,
Ils ont volé l’enfant que j’étais.
Je meurs un peu plus à chaque instant,
Je n’ai plus de force, je n’ai plus de sang.
Ils continuent à me broyer, à m’effacer,
Ils m’ont condamné à m’éteindre sans bruit, sans passé.