Ils appellent ça démocratie, mais qu’est-ce vraiment ?
Un grand jeu truqué, où l’on tourne indéfiniment.
Comme au loto, chacun espère décrocher le gros lot,
Mais à la fin, c’est toujours les mêmes qui tirent le rideau.

Je dépose mon vote, comme un jeton sur un tapis,
Et j’espère que cette fois, la roue tournera pour moi aussi.
Mais le croupier, impassible, manipule le destin,
Car même si je gagne, je perds dès demain matin.

Je crie de victoire, je suis premier,
Le peuple a voté pour une plus belle égalité…
Mais oh ! Surprise, je me retrouve dernier,
Opposé au perdant du résultat voté !

Gagnant ou perdant, dans ce théâtre sans fin,
Les rôles se mélangent, rien n’a de vrai terrain.
Je les vois, les politiciens, marionnettes du système,
Qui dansent pour nos votes, mais leurs fils sont les mêmes.

Je dois voter, mais pour quoi, vraiment ?
C’est comme choisir entre deux plats sans goût ni talent.
Une liberté par défaut, un choix qui n’est pas mien,
On me force la main, sous le masque du citoyen.

Je me tiens devant l’urne, on me dit de choisir,
Mais entre quoi et quoi, puis-je vraiment le dire ?
On me donne des options, pourtant aucun n'est mien,
Une liberté factice, un faux libre-arbitre en lien.

C'est comme être au marché, mais les étals sont vides,
On me force à prendre, même si le choix est acide.
Je vote par défaut, je coche sans envie,
C’est une fausse liberté qu’on habille de démocratie.

Je rêve d’une voix qui vibre, d’un espoir partagé,
Mais à chaque élection, tout espoir semble s’effacer.
Les mêmes promesses, les mêmes mensonges bien rythmés,
Et moi, je continue, piégé dans leur vérité.