L'ignorance est une brume épaisse,
Fléau pour l’un, messie pour l’autre,
Elle guide certains vers la sagesse,
Mais d'autres se perdent dans ses voûtes.
Pour certains, elle est une quête insatiable,
L'ombre à dissiper pour voir la lumière,
Ils veulent comprendre, être capables,
De percer les secrets de cette mer amère.
Mais dans cette poursuite d'un pouvoir sacré,
Ils découvrent souvent une désillusion,
Car la vérité ne se laisse pas dompter,
Elle éclate, brisant toute illusion.
D'autres, pourtant, choisissent l’ignorance,
Comme une couverture douce et chaude,
Fuyant la conscience, l'exigence,
Ils plongent dans un déni qui les inonde.
Ils choisissent de ne rien voir,
De ne rien savoir, de ne rien entendre,
Ils préfèrent leur propre miroir,
Où leurs vérités restent tendres.
L'ignorance devient leur refuge,
Un sanctuaire pour éviter les douleurs,
Loin des réalités qu’ils jugent,
Trop dures, trop froides pour leur cœur.
Et dans cette illusion, ils prospèrent,
Esquivant les questions essentielles,
Fuyant les dangers qu'ils considèrent,
Inutiles, superficiels, irréels.
Ainsi, l’ignorance façonne deux mondes,
L'un où l'homme cherche à savoir,
Et l'autre où il se cache dans une onde,
De confort, de déni, sans vouloir.
Mais qu’elle pousse à la quête ou à la fuite,
Elle façonne l'humain, chaque décision,
Car l’ignorance, qu’elle blesse ou incite,
Reste maîtresse de toute ambition.