Je suis le Temps, je glisse sans arrêt,
Je te poursuis, te rattrape à jamais.
Tu veux ralentir, mais c’est moi qui décide,
Dans ta montre, c’est ma voix qui te guide.

Et toi, tu cours, sans jamais t'arrêter,
Tes pas s’accélèrent, toujours plus pressé.
La cloche sonne, c'est moi qui t'appelle,
Tu te plies, te tords sous ma main cruelle.

Je te rappelle que le jour est compté,
Chaque minute volée, c'est moi qui l'ai dictée.
Ton agenda, c’est mon terrain de jeu,
Et dans ta tête, je ne suis jamais vieux.

Toi, tu te plies à mes règles sévères,
Tu sacrifies tes rêves, sous le poids des affaires.
Le réveil te hurle de sortir du lit,
Et tu te jettes dans ce monde sans répit.

Dans tes tâches, je m'insinue doucement,
Je presse chaque seconde, je vole chaque moment.
Tes e-mails t’attendent, c’est moi qui les pousse,
Et tes repos, je les fauche sans douceur, sans trêve douce.

Mais toi, tu t'obstines, tu ne fais que plier,
Sous l’empire des délais, tu restes enchaîné.
T’enfermant dans des journées sans fin,
Oubliant que le temps, tu le fais aussi tien.

Tu veux du repos ? Je ne te le laisse pas,
Tes réunions s’empilent, c’est bien là mon état.
Je suis l'horloge, qui sans cesse te presse,
Et toi, tu te soumets, sous ma grande caresse.

Mais c'est toi qui as mis la montre à ton poignet,
Toi qui as choisi de me laisser régner.
Dans tes choix, tu t'enfermes, oubliant de respirer,
Prisonnier d'une cadence que tu laisses dominer.

Je t’enchaîne à tes devoirs, sans jamais faiblir,
Te rappelant sans cesse, que tu dois obéir.
Chaque heure perdue est une guerre contre moi,
Et tu te bats, mais c'est toi qui fais la loi.

Alors, qui commande ? Est-ce moi ou est-ce toi ?
Suis-je vraiment ton maître, ou fais-tu ton propre choix ?
Car dans cette danse où je dicte ton pas,
C’est toi qui me donnes le pouvoir que je n’ai pas.