La créativité naît dans les ombres,
Des souffrances qu’on cache et qu’on tait,
Elle éclaire le monde de ses décombres,
Mais aux yeux avides, elle n’est qu’un objet.

L’âme, dans sa douleur, s’efforce de briller,
Ses cicatrices deviennent des éclats d’or,
Mais tout ce que le système veut capter,
C’est comment transformer ses pleurs en trésor.

Les larmes et les rêves deviennent des ressources,
Monétisés, exploités, réduits en poussière,
La lumière issue de la souffrance, en cours,
Se vend aux plus offrants, sans frontière.

Ils veulent nos créations, nos combats intérieurs,
Pour les mouler dans des formes de profit,
Que ce soit l'argent ou les convictions trompeurs,
Tout sert leur avidité, sans merci.

Nos idéaux sont façonnés pour influencer,
Non plus pour libérer, mais pour soumettre,
Nos voix sont reprises pour renforcer,
Leurs systèmes de pouvoir et de fausses promesses.

La lumière née de l'âme meurtrie,
Est arrachée pour leur marché sans fin,
Ils l'utilisent pour guider leurs folies,
Sans jamais comprendre d'où elle provient.

Chaque mot écrit dans la douleur,
Chaque écho de vérité criée dans le noir,
Devient une arme entre leurs mains, meurtrier,
Transformée en gain, en pouvoir illusoire.

Ils ne voient pas l’âme dans son éclat,
Seulement la monnaie qu'elle peut leur apporter,
Ils s'emparent de nos souffrances, sans foi,
Pour en faire leur outil, leur idéal dévoyé.

Marchandise de l'âme, voilà ce que nous sommes,
Nos rêves et nos larmes, vendus comme du pain,
Mais même dans cette cage qu'ils assomment,
Notre lumière brille, sans se fondre dans leur main.

Ils ne peuvent posséder ce qu'ils ne comprennent,
Car la souffrance, quand elle devient lumière,
Ne se réduit pas à un prix, à une chaîne,
Elle s'élève au-delà, loin de leurs frontières.