Les structures d’aide sont des façades,
Derrière leurs murs, le même cycle,
Des siècles de maux qu’on parade,
Mais la misère reste, immobile.

On te tend la main, te fait asseoir,
Te promettant que demain sera meilleur,
Mais derrière le sourire, dans le noir,
Le malheur sert de moteur.

Les âmes blessées deviennent monnaie,
Chaque larme est une part de profit,
On t’aide juste assez pour que tu peines,
Dans le même gouffre, dans le même cri.

Le malheur est une machine bien huilée,
Qui finance des structures éternelles,
Sous couvert de survie, elles font tourner,
Les engrenages d’un système cruel.

On te soigne, mais pas pour guérir,
On te soutient, mais pas pour te libérer,
Car sans ta souffrance, sans ton pire,
Il n’y aurait plus rien à exploiter.

Ils parlent de paix, de rédemption,
Mais l’argent glisse sur les douleurs,
Ils nourrissent leur propre condition,
À travers la détresse de tes heures.

Ces structures ne changent rien,
Elles perpétuent, elles entretiennent,
Le cycle des siècles revient bien,
Toujours les mêmes âmes qui saignent.

Chaque pas que tu fais dans ces lieux,
Est un tour de plus dans la machine,
On te donne juste assez d’espoir,
Pour que tu continues à y croire.

Mais dans le fond, rien ne bouge,
Le malheur reste leur fond de commerce,
Et tant que l’argent coule des douves,
Ils perpétuent des schémas qui oppressent.

Le système s’alimente de ton malheur,
De ta précarité, de tes peines,
Car c’est ainsi qu’il prospère,
Sur les ruines de tes chaînes.