Dans les prisons dorées des systèmes aveuglés,
L’éthique se terre, muselée, enchaînée.
La conscience captive dans un monde de lois,
Cherche la lumière, mais ne trouve qu'effroi.
Les principes étouffés dans un souffle amer,
Sous le poids des compromissions, se perdent dans l'air.
Les valeurs se taisent, murmurent en silence,
Car ici, la justice n'a plus de résonance.
Les chaînes de la justice, rouillées par la peur,
Liées aux intérêts, ignorent le cœur.
Dans ce monde corrompu où règne l’illusion,
L’éthique sous verrou pleure sa réclusion.
Le dilemme de la vérité hante les esprits,
Doit-on se taire ou parler, même si tout est gris ?
Les mensonges se tissent, recouvrant la lumière,
Et l'honneur s'efface dans l'ombre de l’enfer.
Les compromis empoisonnés verrouillent chaque porte,
Chaque choix emporte une vérité qui se transporte.
On masque les valeurs, sous la corruption glacée,
Et l’intégrité, lentement, se voit effacée.
Dans les ténèbres du pouvoir, l’éthique s’asphyxie,
Privée de son souffle, elle perd son énergie.
Elle est la voix enfermée, étouffée par le bruit,
D’un monde qui s’effondre sous le poids du déni.
Les non-dits s’accumulent, l’ombre devient lourde,
Et les âmes s’égarent dans une nuit trop sourde.
La conscience captive dans ses propres filets,
Se débat dans l’obscur, en quête d’un plus beau stylet.
Les chaînes invisibles enserrent chaque geste,
Et les principes s’érodent dans une fuite funeste.
L’éthique sous clé se meurt dans le silence,
Tandis que le monde persiste dans l’arrogance.
Mais malgré tout, un murmure persiste,
Dans le cœur de ceux qui luttent et résistent.
Car la justice, même enchaînée, peut renaître,
Et l’éthique, un jour, brisera ses fenêtres.
Dans chaque compromis, il y a une fissure,
Un éclat de lumière, une promesse pure.
L’ombre ne peut éternellement régner,
Car au fond de l’âme, l’éthique est destinée à briller.