L’amour, aujourd'hui, c’est comme un produit en rayon,
On le choisit, on le teste, puis on le rend sans façon.
Il brille au début, tout neuf, tout éclatant,
Mais au premier accroc, on le jette, négligemment.
On parle de cœur, mais on agit en clients,
Toujours à la recherche du prochain sentiment.
Swipe à gauche, à droite, le choix est infini,
On n’a plus le temps de s’arrêter, tout est raccourci.
L’amour devient un fast-food, servi à la chaîne,
Si ça ne fonctionne pas, tant pis, on le remplace sans peine.
Pourquoi creuser plus loin, pourquoi prendre son temps,
Quand un autre cœur s'ouvre à nous en un clic, instantanément ?
Le système nous dit que tout est consommable,
Même l’amour, même l’âme, tout devient jetable.
On se dit qu'il y a toujours mieux, toujours plus à obtenir,
On consomme des cœurs comme on consomme des souvenirs.
Chaque relation est un produit à tester,
Une date, une rencontre, juste pour s’amuser.
Pas besoin de profondeur, pas de promesse durable,
Pourquoi s’enraciner quand tout est remplaçable ?
La vraie connexion ? Elle est devenue rare,
Elle s'efface, remplacée par l'écran, ce faux phare.
On ne parle plus, on se texte, on like, on attend,
Un cœur virtuel brille, mais disparaît aussi vite que le vent.
Les yeux dans les yeux, ça devient trop profond,
On préfère l’écran, où tout est plus léger, plus rond.
La vraie intimité, on la fuit, elle fait peur,
Car elle demande du temps, du silence, et du cœur.
On se contente de relations instantanées,
De discussions vides, de promesses emballées.
Les likes remplacent les caresses, les mots doux sont des emojis,
Et l’amour, autrefois sacré, devient juste un produit fini.
L’âme cherche à se connecter, mais ne trouve que du vide,
Dans un monde où tout va vite, où l'amour se dévide.
On court après des likes, après des followers,
Mais l'essence même de l'amour s'épuise à chaque heure.
La société nous pousse à tout survoler,
À ne rien ressentir, juste consommer et passer.
Les émotions sont légères, éphémères, sans poids,
On effleure l’amour, mais on ne le vit pas.
On oublie que l'amour, c'est se perdre, s’ancrer,
C'est chercher la profondeur, se noyer pour aimer.
Mais dans ce monde rapide, tout est virtuel,
L'amour devient un hashtag, un post qui se mêle.
Et dans cette quête infinie de la nouveauté,
On oublie que la vraie connexion est rare à trouver.
Elle demande du temps, du silence et de la vulnérabilité,
Mais qui, aujourd'hui, veut encore prendre ce risque insensé ?
Alors, on se contente d’une illusion de lien,
D'une connexion numérique, qui ne mène à rien.
Et à force de tout vouloir, de tout consommer,
On perd la chance de réellement aimer.
L’amour devient un jeu, un marché saturé,
Où l’on passe d’une âme à l’autre, sans jamais se lier.
On survole des cœurs, sans jamais les toucher,
Et l’amour finit par se perdre, dans ce grand marché.